Folie?

Folie?
Est-ce la folie qui se perçoit à travers mes yeux? Non, ce ne peut être vrai... Vous mentez tous... Je ne suis pas folle! Arrêtez de vous acharnez sur ma pauvre personne! Je ne vous ai rien fait. Je voudrais seulement être heureuse... Elle est là ma folie? Utopique de vouloir le bonheur? Je vous emmerde... je vous emmerde avec votre bonheur! Je... Je n'y croyais déjà même plus! Laissez-moi seule maintenant. Avec... avec ma folie...

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 00:31

Condamnée

Condamnée
Je suis emprisonnée à l'intérieur de ma propre tête. En essayant de m'échapper, le barbelé lacère mon corps, ma peau blanche tachetée de sang. Clôturée dans la noiceur, je n'ai même plus la force de pleurer, même plus la force de m'enlever la vie... Je suis condamnée à errer avec ma désespérance.
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# Posté le mercredi 11 janvier 2006 17:13

Je me hais, je me déteste, je m'exècre...

Je me hais, je me déteste, je m'exècre...
Je me hais, je me déteste, je m'exècre,
Je ne fais que vivre mes cauchemars infectes.
Ma vie en est transpercée par leur douleur intrinsèque
Et mon âme, nécrose abjecte,
Construit mon existence en une survivance infecte.

(Silverrose)

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 16:06

Modifié le jeudi 12 janvier 2006 00:48

Tristesse de la lune

Tristesse de la lune
Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

(Charles Baudelaire)

# Posté le mardi 10 janvier 2006 17:12

La mort des amants

La mort des amants
La mort des amants

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

(Charles Baudelaire)

# Posté le mardi 10 janvier 2006 17:08